Crayons et bulles en mains, Das vous fera des histoires pas possibles.

Du simple croquis jusqu’à la planche de BD ou d’illustration finalisée, en passant par toutes sortes de dessins crayonnés, encrés, coloriés ou non, c’est tout un monde qui tourne autour de la BD et l’illustration sur ce blog.
C’est aussi des avis, des points de vue sur ce qui se fait sur les autres planètes...

Enfin, c’est l’occasion de publier régulièrement des planches de quelques séries BD originales ou des pages de livres d’illustrations qui aimeraient bien s’afficher sur du papier en plus des écrans...
À bon éditeur, salut !

  • Le Surfer d'Argent n'est pas en Radd

    Le Surfer D'Argent n'est pas en Radd

    Comme Contrairement à ce que je le disais dans une précédente note sur Serval Wolverine (ou dans celle sur Daredevil), ce n’est pas c’est devenu dans mes habitudes de publier un dessin d’un personnage que je n’ai pas créé…

    Dans ma précédente note, j’écrivais en effet que Daredevil était l’un de mes personnages favori avec le Surfer d’Argent. Et c’est lui qui m’interresse aujourd’hui. Mais pourquoi ?

    Premièrement, parce que je suis chez moi et chez moi, je me… permets de parler et dessiner ce que je veux.
    Deuxièmement, parce qu’au cours d’une balade chez Forbidden Planet, j’ai découvert que la Maison des Idées avait relancé une mini-séries depuis février 2011. L’occasion rêvée de me remettre dans le bain, les aventures de Norrin Radd n’étant plus publiées de façon régulière depuis un bon moment.

    Pour résumé, le personnage créé par Jack Kirby (sur fond de Fantastic Four), étoffé par Stan Lee et poussé dans les crayons de John Buscema est unique dans son genre. Pour sauver son monde (et parce qu’il s’ennuie un peu, il faut le dire), il décide de devenir le hérault de Galactus - sorte de Gargantua à l’échelle cosmique - et de parcourir l’espace sur son surf à la recherche de mondes inhabités pour les brunchs de son nouveau maître.

    Encore un succès de Marvel Comics, bien qu’atypique, le Surfer d’Argent à rapidement le droit à sa propre série (de 18 épisodes seulement) !
    Quelques années plus tard, il remet le couvert avec une autre série régulière mais un peu plus longtemps.
    Mais c’est surtout dans les séries des autres qu’on le croise le plus souvent, dans les cross-over à l’échelle tout aussi cosmique que son Gargantua de maître. Des histoires de Cube, de Gants...

    Qu’est ce qui me plait chez ce personnage ? Je ne saurais pas le dire... Son éternelle prise de tête avec lui même, lui qui a tant de fois fait le tour de l’univers que de toute façon, nous, simple lecteur n’arrivons même pas à saisir une once de sa pensée... Ou peut-être parce qu’il a un surf et qu’il est recouvert d’une matière argenté et que ça, c’est simplement cool !
    Ou peut-être parce que j’aime bien toutes ces histoires cosmiques avec des Cubes et des Gants, avec les plus grands super-héros de la Terre et Adam Warlock, Thanos et tout un tas d’entités représentant des concepts inconcevables !

    Bref, le Surfer d’Argent nous gratifie tout de même de quelques beau moment de bandes dessinées que je m’empresse de lister (j’aime bien faire des listes de comics à recommander, en fait).

    The Silver Surfer : Omnibus qui reprend la première série du Surfer en 18 épisodes. Une pièces rares qu’il est presque impossible à trouver à prix raisonnable mais sans doute, les meilleurs moment du Surfer.
    Auteur : Stan Lee, artistes : John Buscema et Jack Kirby
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 576 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785127536
    Prix : environ 100$ à sa sortie, plutôt 300$ actuellement (édition très limitée).
    Sortie : 6 juin 2007

    Silver Surfer Parable initialement paru en 1988 mais qui ressort en juin 2012. Une collaboration entre Stan Lee et Moebius. Complètement hors continuité de l’univers Marvel, ça n’est pas moins une belle histoire du Surfer coincé sur notre planète et qui fera tout pour la sauver alors que l’humanité le rejette encore et toujours. Le thème abordé à la fin des année 80 reste d’ailleurs complètement d’actualité.
    Auteur : Stan Lee, artiste : Moebius
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 168 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785127536
    Prix : 19,19€
    Sortie : 16 mai 2012

    Silver Surfer : Requiem est une autre histoire hors continuité puisqu’il s’agit de la très émouvante fin du Surfer.
    Le concept est simple : Norin Radd découvre que la matière argenté qui recouvre sa peau est en train de se désintégrer et qu’il redevient "humain".
    Même si l’on sait que le Surfer a été entièrement recréé par Galactus et pas simplement recouvert d’une peau d’argent, cette histoire revient aux orgines reprenant le hérault tourmenté des orgines. Et puis l’illustration est vraiment superbe et rien que pour ça, il vous le faut.
    Auteur : J. Michael Straczynski, artiste : Esad Ribic
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 104 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785127536
    Prix : se trouve à prix abordable en TPB 11,94
    Sortie : 19 novembre 2007

    The Thanos Imperative parce que j’aime bien les histoires cosmiques avec un peu de Surfer et beaucoup de Thanos et tout un tas de gens et d’entité cosmiques et que j’ai lu celle-ci très récemment. Elle fait suite à tout un tas d’évènements tout aussi cosmiques, des histoires d’invasions extra-terrestres, de guerres entre des peuples extra-terrestre issues des confins de l’espace et plus loin encore, de brèches trans-universelles...
    Bref, ce n’est pas évident de plonger dedans car il est sûr que pour tout bien comprendre, il vous faudra trouver toute la saga "Annihilation" composé de quelques tomes.
    Auteur : Dan Abnett, Andy Lanning, artiste : Miguel Angel Sepulveda, Brad Walker
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 248 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785151838
    Prix : 20,37€
    Sortie : 16 mars 2011

    Bien sûr, si l’on part dans ce sens, il vous faudra aussi l’intégralité de la saga tournant autour de Thanos et des gèmes de l’infini par Jim Starlin et Ron Lim :
    The Silver Surfer : Rebirth of Thanos,
    Infinity Gauntlet,
    The Infinity War,
    The Infinity Crusage vol.1,
    The Infinity Crusage vol.2.
    Soit 1 376 pages de lecture cosmique

    Et je vais m’arrêter là pour aujourd’hui en finissant avec la nouvelle mini-séries paru en février 2011 (dont j’ai acheter les épisodes au fur et à mesure et que l’on retrouver publié en un seul volume depuis septembre) : Silver Surfer : Devolution.
    C’est encore une histoire de Surfer qui perd ses pouvoirs, sauf que cette fois-ci, il ne s’en plaint pas et au contraire, apprécie de retrouver des sentiments humains grâce au fameux (mais non moins rose) Maître de l’Évolution.
    Auteur : Greg Pak, artiste : Stephen Segovia
    Éditeur : Marvel comics
    TPB : 200 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785156659
    Prix : 12,22€
    Sortie : 7 septembre 2011

    Avec ça, vous devriez avoir fait le tour de la question !

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    Le Surfer D’Argent est un peu Strange !

    Je fais des liens vers les versions HC (hardback ou hard cover : cartonné, en gros) parce que c’est plus sympa dans une bibliothèque, mais on peut les trouver moins chères en TPB (trade paper back : couverture souple) souvent listées sur la même page.
    Idem, je fais des liens vers les VO, mais la plupart existe aussi en VF.

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  • London guided tour of Comic shops

    London guided tour of Comic shops

    30th Century Comics
    18 Lower Richmond Road, London SW15 1JP
    http://www.thirtiethcentury.free-on...
    La moins accessible (Putney Bridge sur la District, bonne chance), je ne m’étendrais pas dessus, n’ayant pas eu l’occasion de la visiter...

    A place in Space
    237 Shaftesbury Avenue, London WC2H 8EH
    http://stores.ebay.co.uk/A-PLACE-IN...
    Précédemment connue sous le nom de Comicana, cette sobre petite boutique propose en plus des sorties du mois, un bon nombre de back-issues, pas mal de variant collector et s’ils ne l’ont pas, ils se proposent de trouver le comics qui vous manque tant !

    Forbidden Planet
    179 Shaftesbury Avenue, London WC2H 8JR
    http://forbiddenplanet.com/
    Le geek mega store par excellence, on y trouve (hormis la foule) de tout et pour tous : comic books, manga, livres de fantasy, Sci-Fi, DVD, jeux vidéo, produits dérivés en tout genre et pour toutes les bourses comme des statuettes, des action figurines, tee-shirts, vaisselles, toys...
    Côté comics US, ils proposent les sorties des deux derniers mois, pas mal d’indépendants, beaucoup de livres brochés et des comics pré-dédicacés (c’est la première fois que je vois ça), par contre, pas de back-issues et c’est dommage (pour une si grande boutique).
    Dans tout les cas, prévoir une heure le temps de faire le tour (ou plus si vous tombez sur une des nombreuses séances de dédicaces proposées - et qui vous intéresse)

    Gosh ! Comics
    9 Great Russell Street, London WC1B 3NZ
    http://www.goshlondon.com/
    Boutique étriquée avec son escalier qui l’est encore plus, on y trouve les sorties majeures du mois mais aussi beaucoup de bandes dessinées européenne, du manga et même des livres pour enfants. Au sous-sol, des livres brochés et des quelques back-issues (ils ont d’ailleurs quasiment tout les Savage Dragon à 50p, je risque d’y retourner souvent pour complèter ma collection vue que personnes n’a été capable de publier ça correctement en France).

    Mega City
    18 Inverness Street, London NW1 7HJ
    http://megacitycomics.co.uk
    Pas vraiment dans le centre, mais dans un zone touristique tout de même (Camden Town connu pour son marché - sur la Northern line - direct depuis les autres boutiques). Idem que pour 30th Century Comics, je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y rendre donc, je complèterais d’un avis plus tard…

    Orbital Planet
    8 Great Newport Street, London WC2H 7JA
    http://www.orbitalcomics.com/
    De toutes leur boutiques, il n’en reste qu’une. Ils proposent de la nouveautés à 3 mois, quelques livres brochés et pas mal de back-issues (le plus grand nombres par rapport aux autres boutiques). Pas mal d’indépendants et des livres d’art, quelques variant un peu collector et un mur complet d’action figurines (dont quelques bonnes affaires sans boîtes mais beaucoup moins cher). En plus du comic US, on y trouve aussi du manga.
    Sur les brochés, ce sont les moins chers et ça, c’est bon à savoir.
    À noté, les petites expositions autour du thème de la BD…
    Enfin, ils ont la bonne réputation d’être toujours à l’écoute de leurs clients.

    Tintin Shop
    34 Floral Street, London WC2E 9DJ
    http://www.thetintinshop.uk.com/
    Petite boutique entièrement consacré au héros de Hergé, on y trouve de tout de la figurine aux posters en passant par les tee-shirts, carte postales... Et bien sûr les albums en VA (version anglaise).

    Et voilà la carte que je vous invite à afficher en grand pour voir tout les comic shops plus éloignés du centre.

    N’hésitez pas à me signaler si vous en connaissez que je n’ai pas notée et ne me parlez pas de Avalon Comics qui vient de fermer le 15 mai dernier - je passe tout les jours devant en regardant avec tristesse les deux comic books oubliés dans la vitrine de la boutique vide.
    À ce propos, je signale au passage que même si la boutique à fermé physiquement, elle existe toujours en ligne http://www.avaloncomics.co.uk/.

    N’hésitez pas non plus à me laisser vos avis sur ces boutiques (les plus, les moins).

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  • Daredevil : The Drawing Without Fear

    The Man Without Fear

    Comme je le disais dans une précédente note sur Serval Wolverine, ce n’est pas dans mes habitudes de publier un dessin d’un personnage que je n’ai pas créé mais quand j’ai vu cette feuille de papier rouge, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai sauter dessus et casse-cou que je suis, sans aucune peur, j’ai dessiné Daredevil !
    Je sais, rien ne m’arrête et maintenant que je suis là, autant écrire quelques mots sur ce personnage…

    Ce qu’il faut savoir avant tout : Daredevil a longtemps été un de mes personnages favori avec le Surfer D’Argent, bien avant Spider-Man, le Fauve ou Serval Wolverine.

    Bref, l’un de mes premiers achat comics depuis mon arrivé au UK a été le hardcover Shadowland.
    Auteur : Andy Diggle, artiste : Billy Tan
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 120 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785147626
    Prix : 20,37€
    Sortie : 23 février 2011

    Qualifié comme "one of the most monumental Daredevil events in years", je ne pouvais passer à côté, surtout que chez Forbidden Planet, ils ont l’habitude de vendre des exemplaires pré-dédicacés par les auteurs (aucune raison de s’en priver dans ce cas).

    Du côté des auteurs, nous avons donc Andy Diggle, éditeur de série comme 2000AD ou Judge Dredd, qui a ensuite travaillé chez DC sur des séries secondaires avant de venir chez Marvel pour écrire les Thunderbolt puis la série régulière de DD prenant ainsi la suite de Ed Brubaker (pas facile). Au dessin, c’est Billy Tan qui a débuté chez Image dans les années 90 puis passé chez Marvel sans jamais laissé de trace mémorable sur une série.

    Ayant été comme beaucoup, marqué par The Man Without Fear de John Romita Jr et Frank Miller que je qualifierais sans peur de "l’un des meilleurs comics de tout les temps", je place forcément la barre haute… Ça, si je ne l’ai pas dit mille fois… Et avec ces deux auteurs, ce n’est pas gagné ! Sortie au début des années 90, le livre a été ré-édité de nombreuse fois.

    En réalité, le Hardcover Shadowland regroupe les 5 épisodes de la mini-série du même nom qui n’est qu’une partie des événements liés à ce story arc Shadowland où Matt Murdock, tentant envers et contre tous de garder secrète son identité civile, décide suite à ses déboires avec la justice de Norman "Bouffon Vert" Osborn et Bullseye (voir Dark Reign - The list : Daredevil) de prendre la main sur La Main, groupuscule de tueurs ninja.
    N’allez pas vous méprendre, même s’il a bien des raisons, Daredevil a encore la tête sur les épaules et sont but non avoué est d’empêcher son pire ennemi Wilson "Le Caïd" Fisk d’en prendre la tête (de La Main qui n’en a plus, contrairement à Daredevil) et d’éradiquer radicalement la criminalité dans Hell’s Kitchen (le quartier de Daredevil).
    Vous me suivez ou s’est tiré par les cheveux ?

    Bref, Shadowland, c’est l’histoire de Daredevil qui prenant la tête de La Main, perd la main sur sa propre tête, prenant son pied en éliminant les criminels et super-vilains avec ses hommes de main (de La Main).
    C’est alors que ces amis (Spider-Man, Luke Cage, Iron-Fist ou le Punisher) alliés à son ennemi Le Caïd, lui donne un grand coup de pied dans les fesses pour remettre de l’ordre dans tout ça…

    Et bien, si vous n’avez rien compris à mon résumé, le pire que je puisse faire, c’est de vous recommander ce comic book. Si ce n’est qu’il amène une suite qui peut se révéler intéressante Daredevil : Reborn, ce story arc ne brille ni par son scénario (la fin sonne comme une échappatoire tordue du type "on avait un bon scénario à la base, mais on ne voit pas comment finir, alors on a trouvé une idée bidon", ni son dessin peu entrainant (peu cohérent d’une page à l’autre, visages inexpressifs, poses statiques…)
    Je ne le recommande donc pas aux fans de Tête à Corne qui n’y trouveront rien de jouissif, ni aux néophytes qui n’y comprendront simplement rien par manque de références (mais à qui je laisse une petite liste de lecture en fin de cette note).

    Maintenant, j’attends de lire Daredevil : Reborn dont j’avais vu la preview il y a cinq mois et qui annonce le retour de Daredevil.
    Mais qui sera le nouvel homme sans peur ? En espérant que la série saura relevé la tête, se mettre quelques coups de pied et se prendre en main…

    Aller, comme promis, je termine par une petite liste de lecture avec en tout premier, cet album que j’ai cité plus haut (et plus d’une fois), qui reste un chef d’œuvre (selon moi) de John Romita Jr (j’ai parlé de lui brièvement ici) et Franck Miller - auteur qu’on ne présente plus - qui a entre autre changé radicalement Daredevil dans les années 80 en tant que dessinateur puis scénariste durant 42 épisodes (c’est un signe) en influençant ni plus ni moins le Comics de super-héros de cette époque. Il a boulversé DC avec son Batman : The Dark Knight Returns. Il est aussi le créateur des séries Sin City et 300 et le scénariste de quelques films comme Robocop 2 et 3.
    L’album en question est donc The Man Without Fear retraçant les origines de Tête à Corne, un must have de tout collectionneur.
    Auteur : Franck Miller, artiste : John Romita Jr.
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 224 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785134787
    Prix : 20,37€
    Sortie : 24 décembre 2008

    Je recommande ensuite Daredevil : Yellow de Jeph Loeb et Tim Sale qui s’attarde sur la période "jaune" de Daredevil : son premier costume qu’il a très vite abandonné pour l’actuel rouge. Jeph Loeb et Tim Sale dont on (re)connait le superbe travail sur Batman : The Long Halloween, Batman : Dark Victory ou Superman For All Seasons œuvre pour retracer magistralement une période méconnu de DD.
    Auteur : Jeph Loeb, artiste : Tim Sale
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 168 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785134442
    Prix : 20,37€
    Sortie : 17 décembre 2008

    Enfin, avec Daredevil : Born Again de Frank Miller et David Muzzucchelli, on suit la déchéance de Matt Murdock passant du statut de prestigieux avocat à celui de clochard suite à la révélation par sa petite ami de son identité civile au Caïd, son pire ennemi qui le fera sombrer au plus profond socialement comme moralement.
    On retrouve même une édition, maintenant hors de prix, de cette histoire parue en Omnibus.
    Auteur : Frank Miller, artiste : David Muzzucchelli
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 248 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785134800
    Prix : environ 60€ mais trois fois moins cher en TPB
    Sortie : 28 janvier 2009

    Au final, un personnage qui donne matière à lire, à condition de fouiller un peu pour y voir clair…

    Je fais des liens vers les versions HC (hardback ou hard cover : cartonné, en gros) parce que c’est plus sympa dans une bibliothèque, mais on peut les trouver moins chères en TPB (trade paper back : couverture souple) souvent listées sur la même page.
    Idem, je fais des liens vers les VO, mais la plupart existe aussi en VF.

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  • Selection de livres enfants

    Selection de beaux livres pour enfants

    De gauche à droite :

    Le petit éléphant têtuLe petit éléphant têtu
    Ce livre raconte les tribulations d’un éléphanteau las de sa condition animal et qui se rend compte que tout n’est pas si amusant chez les autres espèces animales. Au fur et à mesure de son drôle de voyage pour rejoindre sa famille, il apprendra à apprécier ce qu’il est et ce qu’il a.
    Graphiquement, j’aime les expressions des animaux caricaturé d’un coup de pinceau assez net.
    Auteurs : Albena Ivanovitch-Lair, Vanessa Gautier
    Couverture souple : 22 pages
    Éditeur : Flammarion
    ISBN : 978-2081200449
    Prix : 4,20€
    Sortie : 13 avril 2007

    Le gentil p'tit lapinLe gentil p’tit lapin
    Vraiment drôle, cette histoire est celle de lapins exploités par un loup pour fabriquer des pièges (à lapins) et qui décident un jour de se rebeller, prendre possession de l’usine et fabriquer des pièges à loup.
    Le style de dessin est vraiment plaisant, précis et bien exécuter, avec l’intégration de texture qui se mêlent à une ambiance colorée très forte.
    Auteurs : Michaël Escoffier, Éléonore Thuillier
    Couverture rigide : 24 pages
    Éditeur : Kaléidoscope
    ISBN : 978-2877675987
    Prix : 12,50€
    Sortie : 5 février 2009

    Un petit frère pour NinaUn petit frère pour Nina
    Réalisé comme des aquarelles, ce livre nous décrit comment Nina attends l’arrivée de son petit frère défiant un vilain cauchemar qui ne cessent de grandir et de l’envahir d’idées noires jusqu’à ce que le petit frère lui même chasse le cauchemar !
    Auteurs : Christine Naumann-Villemin, Marianne Barcilon
    Couverture rigide : 25 pages
    Éditeur : L’école des loisirs
    ISBN : 978-2877674348
    Prix : 12€
    Sortie : 20 août 2004

    Mon papa, ma maman et moiMon papa, ma maman et moi
    Ce qui m’a tout de suite plu dans ce livre, c’est l’air niais de ce papa lion. Ce livre, condensé de deux "Mon papa et moi" et "Ma maman et moi" est une suite de sketchs à réserver plutôt aux 4 ans.
    Exécuter avec finesse, un livre au graphisme efficace et à la mise en page épurée qui met en opposition textes et images qui fera autant rire les parents que les enfants.
    Auteurs : David Melling
    Couverture et pages rigides : 58 pages
    Éditeur : Larousse
    ISBN : 978-2035834812
    Prix : 12,90€
    Sortie 14 mars 2008

    Ah ! Les crocodiles !Ah ! Les crocodiles !
    Pour finir, ce livre devenu un classique à la maison et reprenant les paroles d’une chanson d’une même titre raconte l’histoire de trois crocodiles qui, les yeux plus gros que le ventre, cherche un éléphant et s’y casse les dents.
    Avec quelques coups de pinceaux, l’artiste réalise un livre plaisant plein d’animaux souriant et bon-enfant.
    Auteurs : Sylvia Dupuis
    Couverture et pages rigides : 22 pages
    Éditeur : Casterman
    ISBN : 978-2203123441
    Prix : 9€
    Sortie : 24 août 2006

    Ce que j’apprécie dans ces livres et qui me semble être la fonction première de ces histoires c’est, au travers d’une histoire simple, de faire passer un concept à l’enfant tout en le divertissant. Ce n’est pas le cas de tout les livres, mais il faut tenir compte de cet aspect car pour un enfant ces histoires sont des repères qu’il intègre bien plus qu’il n’y parait.

    En tout cas, ma grande en apprécie la lecture chaque soir (on ne lit pas que ceux là, bien entendu).

    Ma petite sélection est plus adaptée aux enfants de 2 à 4 ans. À l’occasion, j’en ferais d’autres portant sur d’autres tranches d’âges.

    Bonne lecture !

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  • Cerebus débarque en VF

    Cerebus the Aardvark © Dave Sim

    Cerebus sera tantôt tenant de bar, tantôt président, tantôt aventurier... De par ses capacités (sur)naturelles, il aura le don de se fourrer dans les pires situations mais aussi de s’en sortir.
    C’est là tout l’avantage et l’intérêt qu’a eu Dave Sim tout au long de ces 27 années : il était le seul maître à bord et Cerebus détonne !
    Dave Sim sera rejoint plus tard par Gerhard qui l’accompagnera, reprenant le dessin des décors et une partie de l’encrage. C’est notamment à lui que l’on doit la couverture de High Society tel qu’elle est publiée.

    C’est un premier aspect (dominant) politique qui donne le ton au deuxième tome High Society qui réunit les épisodes 26 à 50 et qui bizarrement est le premier bottin à avoir été publié par l’auteur lui-même (avant Cerebus the Aardvark, qui est lui composé des épisodes 1 à 25).
    En fait, les 25 premiers épisode s’apparente plus à une recherche/parodie/sketchs du personnage qu’à la véritable vie de Cerebus ensuite développée sur les 275 épisodes suivants.
    Le choix de Vertige Graphic de commencer aussi par ce bottin est donc tout à fait justifié pour la pérennité de cette publication comme il l’explique à la page 6 de cette version française : Cerebus [...] avec ses 6000 pages en trois cents numéros, est une seule et unique histoire, avec un début et une fin. Mais, s’il s’agit d’une histoire avec un début et une fin, pourquoi commencer par publier le volume 2 ? [...] on peut , tout autant que Cerebus, considérer High Society comme le véritable début de la saga.

    Pourquoi je parle de bottins, au fait ? Simplement parce que c’est le nom de "phone books" que les fans ont attribué à ces recueils de près de 500 ou 600 pages chacun. Une édition de même qualité et sur le même papier que les épisodes auto-publiés un à un, donc aussi excitante qu’un annuaire téléphonique.

    Bref, c’est un premier bottin de qualité de 520 pages que propose Vertige Graphic en publiant en français High Society.
    Créé en 1987,Vertige graphic se veut "maison d’édition de BD indépendante, ilôt fantaisie ou la créativité respire..." dixit eux-même. C’est une petite maison d’édition qui met en avant les bandes dessinées apportant une valeur de contenu réfléchi, revendiqué, social, politique, engagé...
    Ils ont notamment publié Hugo Pratt, Will Eisner, Scott McCloud et ont dû travailler longtemps, avec acharnement (et repousser d’autant la sortie de ce roman graphique) sur la publication de High Society, tant à nettoyer les premières planches rescapées des années 70 qu’à traduire ces textes et dialogues si particuliers entre les références locales d’il y a 20 ans et les accents à coupé au couteau dont Dave Sim savait si bien parsemer son œuvre.

    En tout cas, c’est une belle édition que nous avons là. Couverture souple et papier blanc de qualité sont au rendez-vous pour compléter ce travail titanesque d’adaptation (car c’est plus qu’une simple traduction).
    On a le droit à 4 pages résumant le premier volume non publié en français (pour le moment) suivit d’un introduction de Dave Sim puis on entre dans le vif du sujet : 504 pages de comics à dévorer (et digérer).

    La lecture n’est en effet pas toujours évidente, que ce soit du fait de la densité des textes ou de la dispositions renversantes des cases, cassant tout les concepts du comics nord américain mais c’est tout ce que revendiquait Dave Sim dans sa conception d’un comics hors-norme et inqualifiable (feuilletez les pages 484 à 488 pour une démonstration).

    Pour les curieux, BDgest propose un aperçu des 30 premières pages. De quoi se faire une idée du ton de ce roman graphique et courrir l’acheter pour la modique somme de 35€ qui, au vue du nombre de pages, est au delà de toute concurrence.

    Pour finir, une anecdote résumant assez bien Dave Sim, sa démarche et son état d’esprit quant aux droits des auteurs de BD outre-Atlantique : à l’occasion du 300° et dernier épisode, ce dernier a autorisé (via une licence générale) tout créateur à utiliser son personnage Cerebus dans le cadre de leur création, en attendant le passage dans le domaine publique à la mort de l’auteur.

    Bonne lecture !

    Cerebus : high society
    Artistes : Dave Sim, Gerhard
    Éditeur : Vertige Graphic
    TBP : 517 pages
    Langue : français
    ISBN : 978-2849990803
    Prix : 35€
    Sortie : 26 août 2010

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  • Kick-Ass, le film qui casse

    Kick Ass © J. Romita jr, T. Palmer, D. White

    En effet, Kick-Ass était très attendu :

    • Mark Millar (le scénariste) à le vent en poupe aux États-Unis, il est l’auteur de séries majeures dans le monde du comics, telle que The Ultimates (Best seller épuisé en quelques jours), Civil War (cross-over annuel 2008 qui a changé l’univers Marvel à tout jamais), Old Man Logan (une version futuriste de Wolverine devenu non-violent évoluant dans un monde où les super-vilains sont les maîtres du monde), Wanted (adapté au cinéma dans le film du même nom)...
    • John Romita Jr est un dessinateur de comics très prisé, il a travaillé sur les plus grand titre de la Marvel depuis 1970, parmi lesquels Spider-man (par intermitence entre 1980 et maintenant), Uncanny X-Men, Iron-Man (dans sa période Demon in a Bottle entre autre), Sentry (énorme buzz de la Maison des idées), World War Hulk (cross-over annuel de 2007) et l’innoubliable Dardevil : The Man Without Fear (écrit par Franck Miller et qui reste l’un de mes comics préféré).

    Vous l’aurez compris, nous avons là deux grands noms du comics US plusieurs fois récompensés et on attend forcément beaucoup de tels auteurs.

    À sa sortie, Kick-Ass a donc été un succès (Mark Millar poussant à son paroxysme sa façon d’intégrer le monde réel au monde des super-héros, comme il l’avait précédemment fait avec Marvel 1985) mais c’est aussi ce côté trop vrai qui a gêné voire choqué le public états-uniens. Des scénes (trop) réalistes d’une incroyable violence sont le fond de commerce de ce comics. Le duo Millar/Romita étaient libres de mener leur barque mais c’en était trop pour le public !

    Mais qu’est ce qui justifie une telle violence ?
    Et bien, c’est l’histoire en elle-même, tout simplement. Ce comics n’est pas violent pour le plaisir mais bien parce que l’histoire le veux.

    Mais quelle est donc cette histoire ?
    Elle se résume à ça : dans notre monde, il n’existe pas de super-héros costumés pour faire régner l’ordre et ce bien que l’on ai des milliers de comics et des dizaines d’adaptations cinématographiques pour nous en inspirer. C’est à ce moment que Dave Lizewski (adolescent normal New-Yorkais) décide de combler ce manque en devenant lui-même un héros.
    Vétu d’une tenu de plongé achetée sur eBay, il commence à "patrouiller" dans son quartier jusqu’au jour où il interpelle trois déliquants en train de grapher sur un mur : il fini poignardé et réduit en miette par une voiture.
    Qu’à cela ne tienne, Dave ne renonce pas et après plusieurs mois d’opérations et rééducations, il ressort son costume et c’est là que les ennuis lui tombent dessus (au sens propre) mais il va se battre jusqu’au bout et filmé par un téléphone, finir sur YouTube, vue des dizaines de milliers de fois : Kick-Ass est né !
    Mais il va vite découvrir qu’il n’est pas seul.

    C’est cette même situation que l’on retrouve dans le film, de façon assez fidèle, si ce n’est quelques détails insignifiants qui, pour d’obscures raisons injustifiées (à mon avis) ont été modifiés.
    Pourtant, passée la première heure, le film va vraiment différer du comics et pour cause : l’écriture du film a commencé quasiment en même temps que celle du comics, les droits d’adaptation ayant été cédé à Matthew Vaught (le réalisateur) avant la sortie du premier épisode de la BD.

    S’il est donc vrai qu’on a l’impression de connaître les différentes scènes du film avant de le voir pendant toute la première partie, on pourra tout de même être surpris et découvrir une seconde partie qui diverge du matériel d’origine.
    Au passage, cela ne concerne que les lecteurs assidus de comics US en direct import. Pour ceux qui se procureront la version française du comics, ils n’auront que la moitié de la série en tête, les épisodes 1 à 4 étant paru en mars, mais les épisodes 5 à 8 ne paraissant pas avant juin, soit 1 mois et demi après la sortie du film dans les salles obscures .

    Mais le film, dans tout ça ?
    S’il est une chose sûre, selon moi, c’est que pour voir une adaptation cinématographique d’un comics (ou même d’un livre), il faut faire abstraction de ce que l’on a déjà lu sinon, l’adaptation est source de déception : combien de fois m’a-t-on entendu râler après les choix scénaristiques en regardant X-men, Spider-man, Hulk, Iron-man, Dardevil, les Fantastic Four, V for Vendetta, Spawn et d’autres encore... Et en même temps, être parcouru par ce sentiment d’exclusivité, sachant reconnaître un Phénix au fond de l’eau à la fin de X-men 2, annonçant le retour de Jean Grey dans le 3, ou devinant que le film The Avengers sortirait bientôt après avoir vu Nick Fury (Samuel L. Jackson) débarqué à la fin de Iron-man.
    Les adaptations de comics trouvent pourtant toujours le moyen de faire plaisir aux amateurs en leur offrant des indices qu’eux seuls saisissent... Mais c’est rarement suffisant pour compenser les aberrations qui (pour les fans) trahissent l’œuvre originale.
    C’est pourquoi, ce film doit être apprécié pour lui-même plus que pour l’adaptation qu’il est censé être. Trop proche du comics au début et trop éloigné, à la fin (le huitième et dernier épisode du comics étant paru en mars 2010 aux États-Unis) et pourtant, c’est un film d’action bourrin sympathique qui castagne à souhait, nous faisant profiter de belles scènes de combat (sanglantes mais édulcorées pour passer la censure), notamment celles de Hit-Girl, jeune fille de 10 ans qui n’a rien à envier au kung-fu de Keanu dans Matrix et au langage d’Ewan McGregor dans Transpotting. Et bien que Matthew Vaughn soutienne qu’il a fait modifier les chorégraphies de combats afin de leur donner plus de réalisme que les productions chinoises telles que Il était une fois en Chine, on sent tout de même l’influence de ce type de film.

    Ce sont justement les personnages (Dave "Kick-Ass" Lizewski, Hit-Girl ou Big-Daddy) qui donnent son intérêt au film plus que son statut de base (un monde sans super-héros).
    Le choix des acteurs est tout simplement bon :

    • Aaron Johnson colle parfaitement à l’idée qu’on se fait d’un adolescent en pleine puberté, passionné de comics et ... de comics.
    • Nicolas Cage (grand fan de comics à la ville) campe ici le rôle de Big-Daddy et il n’a pas son pareil pour jouer les personnages en marge de leur cerveau. On ne lui tiendra d’ailleurs pas rigueur de son rôle dans Ghost Rider, navet au pays des productions sans le sou, car ici, on le retrouve au meilleur de sa forme.
    • Chloé Moretz quant à elle surprend, une machine à tuer qui pose là son personnage et n’est pas sans rappeler (un peu) Nathalie Portman dans Léon, enchaînant les scènes de combat face à des molosses armés jusqu’au dents, pour le plaisir de tous.

    Ce qui est par contre, dommage, c’est que l’on perd au fur et à mesure cette esprit d’un monde réel. Les costumes de super-héros en cuir de Hit-Girl, Big-Daddy (qui rappel Batman et Robin, qui ont inspirés Millar pour cette histoire) ou The Red Myst sont devenu trop courant dans les adaptations de comics et le film fini par tourner à l’archétype du film de super-héros. Sans faire de spoiler, je dirais que la fin est par contre une vraie deception, entre (semi-)happy end à la sauce "je me vengerais" !
    Par la même, comme précisé plus tôt, on s’éloigne aussi du comics, mais même si l’on continu à considérer le film sans garder en tête la BD, la fin donne l’impression d’avoir été baclée/reprise d’un énième block-buster États-Uniens, avec ou sans super-héros (Bruce Willis ferait l’affaire).

    Heureusement, le cadrage, le montage et la bande originale bien choisie (ou presque avec un peu de The Prodigy, Ennio Morricone ou Elvis, mais malheureusement aussi Mika) donne une dynamique qui en fait un film dans lequel on ne s’ennuie pas : un vrai film d’action à la sauce sanguine mais pas trop.
    Le tout saupoudré d’une pointe d’humour déconnectant complètement de la réalité ses personnages si brutaux.

    Le grand plus est tout de même la scène qui raconte l’histoire de Big-Daddy avant Big-Daddy. Ce personnage illustre son histoire au travers d’un comics présenté ici comme une séquence d’animation. C’est bien entendu John Romita jr qui prête son trait à Nicolas Cage.
    Pour l’occasion, John Romita Jr a donc dessiné quelques pages d’un comics que le studio Double Negative Visual Effect a ensuite adapté en 3D.
    C’est une scène vraiment marquante, surtout lorsqu’on apprécie le travail de John Romita jr, car il prend là une toute autre dimension (sans jeu de mot).

    En définitif, Kick-Ass est un film qui casse la baraque (mais pas les fondations car la fin manque cruellement... de scénario).
    C’est un moment sympa qui mérite que l’on s’y arrête mais ce ne sera pas l’adaptation de comics que les fans plébisciterons...
    À voir, donc, mais en oubliant le comics (ou en évitant de le lire)...

    Mais l’aurons nous un jour, cette adaptation (peu importe de quel comics ou livres) qui mettra toute les fans du matériel d’origine d’accord.
    Je ne pense pas que ce soit pour tout de suite...

    Sortie le 21 avril 2010

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  • Serval... Oups ! Wolverine.

    Serval... Oups, Wolverine.

    Il faut me comprendre, après des années de publication Lug puis Semic, Logan - Wolvie pour les intimes, James pour ceux qui débarquent et qui n’ont pas connu les dizaines d’années de mémoire arrachée, piétinée de Serval par le projet Arme X - bref, Logan restera encore et toujours Serval pour moi. C’était même le nom de sa VI (comprenez "version intégrale", magazine consacré à une seule série, comme elles sont publiées aux États-Unis d’Amérique) jusqu’à ce que Marvel France reprenne l’édition de ces séries en France.
    Je ne m’étendrais pas sur la panique qui m’avait alors prit en apprenant que Strange, Titans, Nova et tout mes magazines de référence n’allait plus être publiés ! Calcul et taux de conversion divers était devenu mon lot pour budgeter mes dépenses en matière de comics import US.
    Heureusement quelques mois après, Panini sous l’égide de Marvel France reprenait le flambeau...

    Bref, une fois n’est pas coutume, voici un dessin qui représente un personnage que je n’ai pas créé !

    Je profiterais du fait que je viens de le mettre en couleur (alors que le dessin et l’encrage datent de décembre) pour donner mon avis (ce n’est pas une critique) sur "X-men Origins : Wolverine" qui, vient de sortir.

    Pour les filles : oui, c’est Hugh Jackman... Mais ça ne fait pas tout. Même si on ne peut rien lui reprocher sur son jeu (si ce n’est de faire 30 cm de plus que le personnage original), le film reste assez creux. J’ai de loin préféré des films comme The Fountain.

    Pour les comics fans : oui, c’est encore une affreuse adaptation d’un comics... Mais ça ne fait pas tout. On peut en effet y voir des erreurs choix scénaristiques dès la première minute qui ne se justifie pas à mon avis : une chronologie un peu bizarre, des intervenants dont on ignore encore, même après avoir vu le film, ce qu’ils font là, si ce n’est justifier des scènes de combat.

    Pour les cinéphiles : oui, c’est un film, il ne faut pas forcément le voir comme une adaptation, mais comme une œuvre à part entière... Mais ça ne fait pas tout. L’histoire est décousue et me rappelle mes aventures dans la cours de récréation, lorsque avec mes petits camarades, nous étions à cours d’idée.
    Extrait du scénario :
    - Wolverine : "Et là, on fait quoi ?"
    - Gambit : "Euh, on a qu’à dire qu’on va aller chercher les méchants".
    - Wolverine : "Oui, et on dirait que y en a qui z’ont des armes mais que ça fait même pas mal parce que j’ai un pouvoir que je peux guérir tout seul !"
    - Gambit : "Ouais, mais on dirait que j’ai un hélicoptère, alors..."
    - Wolverine : "Bah, non, Gambit, en vrai, il a pas un hélicoptère, c’est même pas vrai !"
    - Gambit : "Bah, on dirait que je l’ai gagné..."

    Si les scénariste cherchaient à faire ressortir le passé fragmenté de Wolverine, ils auraient pu demander un coup de main à ceux de Memento ou encore Snatch, PulpFiction et tant d’autres (films qui ont su par leur réalisation, donner une dynamique aux révélations qu’ils distillent tout du long).

    Bref, j’ai eu du mal à accrocher, même en prenant un peu de recul sur le comics. Ce sera l’occasion de se replonger dans quelques comics comme Weapon X de Barry Windsor-Smith qui retrace les origines (ou pas) de l’Arme X, comme le dit si bien son titre.
    Auteur : Barry Windsor-Smith
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 152 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785123279
    Prix : environ 60€, mais se trouve soit en occasion soit en TBP pour 15€
    Sortie : 21 mars 2007

    Le Dossier Serval (regroupant les épisodes 48, 49 et 50 de Wolverine) de Larry Hama et Marc Silvestri paru en France dans le RCM 38 (en français) de mai 1993 qui fait suite à Weapon X et obscurciéclairci le mystère du passé de Logan mais moins que le très récent Wolverine : origins qui reprend quelques épisodes de la série plus une mini-série, afin de faire le tour du personnage, cette fois-ci, aux origines, les vraies ! Car depuis House of M, Logan sait enfin qui il est (enfin presque).
    Auteurs : Paul Jenkins, Joe Quesada, Bill Jemas, artiste : Andy Kubert
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 200 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785123286
    Prix : environ 70€, mais se trouve soit en occasion soit en TBP pour 15€
    Sortie : 18 octobre 2006

    Et parce que chaque réponse apporte son lots de question, une belle rencontre de griffus de tout poils pour continuer à se plonger dans le passé de Serval par un artiste qui a revu de A à Z et avec brio le look des X-men, je parle évidemment de l’immanquable Wolverine : Evolution par Simone Bianchi. Que ce soit pour le graphisme pour pour l’histoire, c’est un indispensable !
    Auteurs : Jeph Loeb, artiste : Simone Bianchi
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 152 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785122555
    Prix : une trentaine d’euros
    Sortie : 14 novembre 2007

    Pour finir, un peu de hors-continuité avec un volume futuriste ou les vilains dirige le monde ! C’est du Mark Millar, scénariste en vogue et qui apporte du renouveau aux comic books avec sa vision assez trash et réaliste du monde des super-héros. Il s’agit de Wolverine : Old Man Logan. Cette mini-série à connu un très grand succès, et il n’est plus évident de trouver le volume en librairie. Elle raconte l’histoire d’un Logan rangé des voitures qui doit revenir une dernière fois sur le devant de la scène pour protéger sa famille… Mais saura-t-il garder son flegme ou finira-t-il par revenir, le meilleur dans sa partie !
    Auteurs : Mark Millar, artiste : Steve Mc Niven
    Éditeur : Marvel comics
    Hardback : 224 pages
    Langue : anglais
    ISBN : 978-0785142683
    Prix : une soixantaine d’euros
    Sortie : 25 novembre 2009

    J’en profite pour faire un lien vers ce site découvert il y a quelques années et redécouvert récemment : lulu.com. Un moyen abordable de se faire publier et distribuer en attendant que Marvel me contacte de trouver un éditeur... Il ne me reste plus qu’à finir mes bandes dessinées...

    Hi, Stan, if you’re looking for a penciller, for an issue of Wolverine, don’t hesitate...
    You had a lot of comics, had a lot of comics,
    I have a lot of time, have a lot time,
    You had a lot of comics, Stan Lee, but you ain’t have mine...

    4 phylactères | Publié dans Comics, Critique

Je gribouille et je tweete !